J'écoute : France Info Je regarde : de la merde... sur le service public Je lis : Des poèmes de Hugo; la correspondance de Mallarmé, Clair de femme Je joue : Non Je mange : Vu l'heure il serait temps. Je bois : Récemment, hormis l'eau, pas qu'il m'en souvienne. Je cite : Ce vers magnifique: "Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe"... De la musique, voilà tout. Je pense : à trop de choses pour qu'elles soient bien pensées. Je rêve : Beaucoup la nuit, et m'émerveille le jour. (mis à jour mardi 4 mars 2008 à 14:43)
La mairie et son maire toujours vieux et parlant mal, à l'air agacé d'être là par un samedi. La famille et les amis qui se tassent là-dedans comme dans une bétaillère. Et puis les voeux, qu'ils répètent à l'église sous les "alleluia" gueulés par une vieille aux cordes vocales comme le visage fatigué et méchant. Qu'on s'ennuie avant la première coupe! Et qu'on parie sur le dîner pour qu'il rétribue nos "et vous vous mettez debout", "et vous vous asseyez"!
J'en rêve moi, de ce qu'un jour au moins j'assiste à un refus, au NON couillu de qui comprend qu'il n'est pas besoin de tout ça pour s'aimer, sinon payer moins d'impôts. Et pourquoi pas aussi finir surpris dans les toilettes, le marié à la main....
Je la retrouve cet après-midi qui se mariera dans un mois maintenant, et nous parlons de ce qui lui donnera un peu d'or au doigt, comme sans doute plus tard des enfants. Elle se plaint de n'avoir que sa robe blanche, ses cartons d'invitation, sa musique en tête. Elle en serait à demander des vacances, déjà... Je l'ai connue fut un temps où elle affirmait que se marier était une connerie. Les temps ne changent pas; les personnes en revanche. Quand elle me confie ce qu'elle et lui se sont avoués il y a peu: l'un et l'autre d'accord sur le fait qu'au début de leur relation, il n'était absolument pas question d'avenir. "Nous étions ensemble pour passer le temps". Ils se marieront en août, dans l'espoir inavouable de passer le plus de temps possible côtes à côtes, mourir ainsi, si possible. Le mariage, c'est une marque d'amour?
Nous sommes des rois sans divertissements. Marions-nous!
Et sous la douche s'aller doucement sécher, moins sous la pression du tissu éponge d'un grand drap de bain que sous celle plus douce encore du regard de mon voisin... Faire l'amour, j'imagine
Il danse, les yeux clairs. Je l'ai vu arriver, pas osé le regarder trop. Nous sommes côte à côte finalement. Les yeux clairs sont charmants vu d'ici. Mais ils cherchent ce que se posant sur moi ne trouvent pas. Alors dansons et sourire aux yeux clairs d'être si clairs.
L'un de ces soirs de semaine dernière, mon moral flirtait avec les bermes de la morosité. Il fallait réagir. D'où ce qui suit qui vaut pour recette.
Tout d'abord, discuter avec les quelques comme vous qui trompent l'ennui devant l'écran. Choisir parmi eux celui qui correspond le mieux aux critères qui font se dresser en vous l'envie de les connaître mieux. La sélection faite, ce qui s'avèrera très facile dans certains cas, entamer une discussion badine où s'affinent les desiderata de chacun. Il s'agit là que les choses prennent. Puis d'un commun accord, fixer un rendez-vous chez l'un ou l'autre où se jouera là la touche finale de la recette du moral. Attention! il arrive parfois que, cerise sur le gâteau, vous ayez un orgasme. Rare, mais à signaler.
Pour ma part, ce fut un jeune homme brun de 29 ans, actif servant de l'Ump que j'accueillis. Son discours sonnait creux comme les cloches de Pâques mais son physique me chantait un autre air. Je fis du bien à mon moral pour deux raisons. La première: parce qu'il faut le reconnaître, les vraiment bons coups sont rares, je pris mon pied sans contrefaçon. La seconde: parce que décidément, prendre son revers à la droite, ça fait du bien.
Le couple qui rirait ce matin. Elle une valise pleine derrière elle. Lui un peu gros dans son gros menteau bleu. Ils se mirent dans un coin. Puis à rire. Personne n'existait plus qu'eux.
Mon voisin du dessous, vieux, est comme tous les voisins comme lui: sourd. Il parle donc fort. Hier soir, j'entendis cette scène pas banale qui me fit sourire et prier de ne pas finir vieux et sourd, seul. Il est au téléphone depuis un moment, avec son ami Vincent - oui, oui, j'entends aussi bien! - quand soudain il s'esclaffe : "Allo?...... Allo?........ Tu t'es endormi?........ Allo?........... Tu dors?........." Et la conversation prit là fin.
Hier soir 23h. Toujours pas d'appel. Il m'avait envoyé ça, avec pour message "envie d'être avec toi". Je me sens creux parfois comme le sont les baudruches.
"Le téléphooooooonnnneee pleure, quand elle (oups!) ne vieeeeeeeeennnnnnt pas, quand je lui diiiiiis je" STOP!!!
M'enfin, mon téléphone pleure quand même ce soir.... :(
Nous sommes nés qu'importe le mois puisque seul l'an compte. Nous formons depuis ces années ce qu'on nomme "génération". Nous mourrons sans qu'importent les mois ni plus les ans. Nous aurons passé. Il aura pour nom "génération". Pourquoi plus nous qu'aucune autre? Au moins parce que nous vîmes mourir un siècle sur un autre qui naissait d'un effondrement, et qu'il n'était pas une simple coïncidence que le monde s'émeuve d'autant de ruines. Elles forment depuis longtemps notre unique horizon. Aussi pour ça, la vue bouchée d'éboulis, sommes-nous une "génération". Les années seules ne suffisent pas à comprendre le nous qu'avec tous les autres je forme. Il y a bien l'an qui nous vit naître mais encore la pierre dans nos yeux, dans nos têtes la poussière, le plastique sur nos corps, et cet effondrement qui longtemps dure encore. Je. Nous. Génération. L'histoire banale et millénaire d'un nous historique, creusant son histoire comme aux taupes la galerie, dans le noir.
If excessif, accro, compulsif
If adhésif, over réactif
If exclusif et trop émotif
If impulsif qui est le fautif ?
If intrusif, plus combatif, sous sédatif en soins intensifs, cherche le motif
If négatif, maladif, inexpressif et plus vraiment vif, cherche le motif
If trop captif et décoratif
If défensif, à cran, offensif
If incisifs, mes coups de canifs
If agressif, qui est le fautif ?
If intrusif, plus combatif, sous sédatif en soins intensifs, cherche le motif
If négatif, maladif, inexpressif et plus vraiment vif, cherche le motif
If évasif, approximatif
If c'est plus l'kif, de jouer au calife
If trop nocif et trop addictif
If fugitif, maniaco dépressif
If trop massifs, abusifs, à ton actif, les coups successifs, trop lourd le passif
If décisif, je m'rebiffe, mon départ est impératif et définitif, définitif
Je ne peux m'empêcher, dans mon fond si mauvais, de faire part à ceux qui s'attarderaient ici, d'une de mes discussions avec l'un des membres de GA. J'épargne à tous la longue diatribe sur le "mythe du petit rocquet mauvais" auquel j'ai eu droit, parce que oui, je suis petit. Cette première insulte tombe si bas et est tellement coutumière qu'on finit par en rire de lassitude pris... Aussi, voici les derniers mots de ce jeune homme...particulier?:
"Je n’ai vraiment pas envie de te répondre car vraiment, cela me prendrait un temps infini en correction… Tu te déverses en bêtises c’est presque insoutenable. J’avançais dans la lecture de ton message et j’avais l’impression de progresser vers le fond d’une poubelle… Mais d’1. Je suis respectueux et quand quelqu’un s’est (un peu) donné du mal pour me répondre, je me sens une responsabilité, et de 2. Tu serais tellement persuadé que je refuse la contradiction que ça me ferait (presque) mal.
Bon déjà la 1ère moitié de ton message est une pure reprise de mes propos sans aucun commentaire notable donc je n’y reviens pas. Tu veux montrer mon incohérence mais tu n’as pas compris qqch sur quoi tu te bases pour ce : je ne pense absolument pas que je suis une merde ! Comment as-tu pu croire ça… Je suis une merde… d’avoir lu si peu… Le « Je suis une merde » était dit dans un contexte… Quand tu fais une bourde et que tu lâches un « chui trop con », ça veut pas dire que tu te trouves infiniment et toujours con… Donc là déjà faudrait que je te laisse reformuler tout ce que tu as écrit, c’est même pas la peine de commenter la suite de ton message… Tu dis que je t’ai insulté et à la fois reproché de m’insulter et que c’est une incohérence quelque part… ben voyons… Tu n’y vois rien de pédagogique plutôt ? La discussion devient impossible avec des propos purement mesquins, j’espère que tu l’as compris (oui, grâce à ma merveilleuse baguette magique, exactement…) C’est dingue que tu puisses croire que je suis un gars totalement imbu de moi-même… En soirée je suis le premier à me bouffonniser pour faire rire tout le monde et pour que tout le monde soit à l’aise… Un imbu trône, il ne se bouffonnise pas. Les trois quarts de mon portrait sont une immense bouffonnerie, on voit bien l’autodérision etc. donc tes jugements à deux balles sur moi franchement… je suis super sympa de te répondre, et tu ne t’en rendras pas compte, non non, tu penseras que je t’ai répondu juste pour laver mon image… mais qu’est-ce que j’en ai à foutre de ce que tu peux bien penser de moi… Franchement j’ai envie de clore cette conversation mais quand on répond on ne peut pas apparemment (je viens de comprendre ça sur GA, je suis nouveau hein), mais j’espère fortement que tu ne me répondras pas un mot et que tu te contenteras de clore. Ça montre bien que je n’ai envie d’aucune reconnaissance de ta part, je me contenterai au contraire très bien de mépris. Je supporte très mal les mecs pseudo-intelligents qui viennent m’analyser en disant trois conneries par phrase. Vous avez tellement envie de vous trouver face à un cliché que vous être incapables d’imaginer un paradoxe chez qqn, êtes épatés par la moindre correction et essayez de retisser des fils pour recanevasser grossièrement un nouveau beau gros cliché… Je n’ai jamais parlé d’anonymat concernant ton prénom… je parlais de l’anonymat de la pique, qui ne reposait sur rien, qui n’était rien… C’est vraiment magnifique que tu t’appelles [...] mais alors… T’es vraiment une plaie vive dans le genre blablateur… Désolé si j’ai l’air un peu agressif mais les gars dans ton genre commencent sérieusement à me gaver. Entre les gars qui arrivent comme une fleur pour me parler alors qu’on a rien en commun et aucune affinité possible et les gros boulets aussi doués en analyse que ma mère…"
J'ai dit "particulier"? Vous en pensez quoi?